Gonflement après une entorse ou une opération : que faire ?
Surélever, comprimer, bouger tôt : les recommandations actuelles pour réduire un gonflement après une blessure ou une chirurgie.
L'essentiel en 30 secondes
- Surélever et comprimer ; la glace soulage sans accélérer la guérison.
- Bouger tôt, dans la limite de la douleur, fait circuler le liquide.
- Le drainage n'est pas utile de façon systématique après une opération.
Une réaction normale
Après une entorse, une fracture ou une opération (genou, hanche, cheville), la zone gonfle. C'est la réaction normale de l'organisme qui répare les tissus. L'enjeu : éviter que ce gonflement dure et freine la récupération.
Ce qui a changé dans les recommandations
Pendant des années, la règle était « repos, glace, compression, élévation ». Les recommandations publiées en 2020 dans le British Journal of Sports Medicine (PEACE & LOVE) nuancent ce message :
- Surélever le membre : peu de preuves, mais un bon rapport bénéfice-risque.
- Comprimer avec une bande ou un bas : réduit le gonflement après une entorse de cheville.
- La glace : aucune preuve solide d'efficacité sur la guérison. Elle peut soulager la douleur les premiers jours.
- Les anti-inflammatoires : ils pourraient ralentir la réparation des tissus. À discuter avec votre médecin.
- Bouger tôt, dans la limite de la douleur : le mouvement fait circuler le liquide et relance la fonction.
Et le drainage lymphatique ?
Il est souvent proposé après une opération. Pour la prothèse de genou, une méta-analyse de quatre essais ne montre pas de différence sur le gonflement, la douleur ou la mobilité. Il n'est donc pas utile de manière systématique. Il peut se discuter au cas par cas, par exemple quand un œdème important persiste.
La priorité en kinésithérapie reste la rééducation active : mobilité, renforcement, marche, équilibre.
Quand consulter
- Un gonflement qui ne diminue pas après une ou deux semaines.
- Une articulation qui reste raide ou instable.
Sans attendre, contactez votre médecin
Si le mollet devient gonflé, chaud et douloureux, en cas de fièvre, ou si la cicatrice rougit.

Au centre paramédical Agapé à Aubel, Margaux Otten, kinésithérapeute, pratique la kinésithérapie générale.
Cet article informe et ne remplace pas une consultation. Chaque situation est différente : parlez-en à votre médecin ou à votre kinésithérapeute.
