Dos, articulations, blessures

Mal de dos : pourquoi bouger soigne mieux que le repos

Pour le mal de dos commun, les recommandations belges sont claires : rester actif, éviter les examens inutiles, faire des exercices adaptés.

L'essentiel en 30 secondes

  • La plupart des maux de dos sont bénins : on parle de lombalgie commune.
  • Rester actif ; le repos au lit retarde la guérison.
  • Sans signe d'alerte, une radio ou une IRM n'aide pas à soigner.

La lombalgie commune

Le mal de dos est l'une des premières causes de consultation. Dans la grande majorité des cas, il s'agit d'une lombalgie commune : une douleur réelle, parfois intense, sans lésion grave. Le Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE) a publié en 2017 des recommandations pour la Belgique. Leur message principal : rester actif.

Ce que disent les recommandations

  • Rester actif et poursuivre ses activités autant que possible, en les adaptant. Le repos au lit retarde la guérison.
  • Pas d'imagerie de routine (radio, scanner, IRM) en l'absence de signes d'alerte. Les images montrent souvent des « anomalies » (usure, petite hernie) aussi présentes chez des personnes sans douleur, et elles inquiètent sans changer le traitement.
  • L'exercice supervisé est le cœur du traitement.
  • La thérapie manuelle (mobilisations, manipulations) a sa place seulement associée à un programme d'exercices.

Trois idées reçues

  • « J'ai une vertèbre déplacée. » Dans la lombalgie commune, rien n'est déplacé. Le dos est une structure solide.
  • « Il faut une radio pour savoir d'où ça vient. » Sans signe d'alerte, l'image n'aide pas à soigner.
  • « Si ça fait mal, c'est que j'abîme mon dos. » La douleur ne mesure pas les dégâts. Bouger malgré une douleur modérée est sans danger et aide à récupérer.

Ce qu'apporte la kinésithérapie

Un bilan pour comprendre ce qui entretient la douleur, un programme d'exercices adapté à votre niveau, des conseils pour reprendre progressivement travail et sport, et des outils pour gérer seul les rechutes.

Quand consulter

  • Une douleur qui dure plus de quelques semaines ou revient souvent.
  • Une douleur qui vous empêche de travailler ou de dormir.

Sans attendre, contactez votre médecin

En cas de fièvre, perte de poids inexpliquée ou antécédent de cancer ; d'engourdissement de la région du sexe ou de l'anus, ou de troubles pour uriner ou aller à selle (urgence) ; de faiblesse qui s'aggrave dans une jambe ; ou de douleur après une chute importante.

Au centre paramédical Agapé à Aubel, Margaux Otten, kinésithérapeute, pratique la kinésithérapie générale.

Cet article informe et ne remplace pas une consultation. Chaque situation est différente : parlez-en à votre médecin ou à votre kinésithérapeute.

Sources scientifiques (1)