Périnée

Ménopause : ce qui change pour le périnée et la vessie

La baisse des œstrogènes modifie les tissus du périnée et de la vessie. Ce qui aide, et ce qui reste à prouver.

L'essentiel en 30 secondes

  • Environ une femme ménopausée sur deux a des symptômes génito-urinaires.
  • Ces symptômes ont tendance à progresser : inutile d'attendre qu'ils passent.
  • La rééducation reste le premier traitement des fuites, en complément du traitement médical local.

Ce qui se passe

À la ménopause, la chute des œstrogènes touche aussi les tissus de la vulve, du vagin, de l'urètre et de la vessie. Ils deviennent plus fins, moins souples, moins bien irrigués. Environ une femme ménopausée sur deux ressent des symptômes : on parle de syndrome génito-urinaire de la ménopause.

Les signes

  • Sécheresse, brûlures ou démangeaisons vaginales.
  • Douleurs pendant les rapports.
  • Envies plus pressantes, infections urinaires plus fréquentes.
  • Apparition ou aggravation de fuites urinaires.

Ces symptômes ne disparaissent pas seuls avec le temps. Ils ont tendance à progresser.

Qui fait quoi

  • Le médecin ou gynécologue : les traitements locaux (hydratants vaginaux, œstrogènes en crème ou ovule) sont la base du traitement de la sécheresse. Les recommandations NICE les proposent aussi en cas d'envies pressantes avec atrophie vaginale.
  • La kinésithérapeute : la rééducation périnéale reste le premier traitement des fuites, à la ménopause comme avant. Pour la sécheresse et les douleurs, les premières études sont encourageantes (meilleure irrigation, moins de symptômes), mais elles sont encore petites. À considérer comme un complément au traitement médical.

Ce qui aide au quotidien

  • Garder une activité physique régulière et un poids stable.
  • Traiter la constipation.
  • Continuer les exercices du périnée appris en rééducation, comme on entretient n'importe quel muscle.

Quand consulter

  • Des fuites nouvelles ou qui s'aggravent.
  • Des rapports devenus douloureux.
  • Une pesanteur dans le bas-ventre.

Au centre paramédical Agapé à Aubel, Alexandra Fortunato, kinésithérapeute, pratique la rééducation périnéale.

Cet article informe et ne remplace pas une consultation. Chaque situation est différente : parlez-en à votre médecin ou à votre kinésithérapeute.

Sources scientifiques (2)